De l’urgence d’un état fort à la force d’un état d’urgence


Passer d’un mouvement, certes marginal mais tout-de-même important, militant pour des multinationales responsables, à un unilatéralisme globalement organisé pour une solidarité dans la soumission généralisée, il fallait le faire ; et c’est en partie fait.

Passer d’un moratoire – peu respecté d’ailleurs – s’opposant à la 5G, au télétravail et aux « téléphones intelligents » unanimement célébrés, la prouesse là aussi ne semblait pas moindre et se trouve également en voie de réalisation.

Passer, enfin, du culte sans cesse répété de la solidarité, à celui non moins répété de responsabilité individuelle, voilà qui devrait achever la désorientation à laquelle les populations du monde sont actuellement exposées. Et dans la cacophonie médiatique qui règne actuellement, où le véritable faux spécialiste le dispute au faux véritable spécialiste, gageons que l’inlassable vérité multiple nous sera, pour bien longtemps encore, définie sous ses infinies nuances de subtilité rhétorique.

Et c’est donc, tentant de faire un point critique dans ce bordel organisé, que cette nouvelle thématique « De l’urgence d’un Etat fort à la force d’un état d’urgence » est dédiée, et concernant cette crise sanitaire du coronavirus qui semble bien devoir s’éterniser. Volonté de garantir la sécurité publique ou acharnement à vouloir transformer radicalement notre façon de vivre ? Les deux, peut-être ; et là est toute la difficulté.

« Le monde est beau », l’émission socioculturelle critique de radio django en podcast sur « django.fm ».
Retrouvez cette émission où lectures d’articles de presse et commentaires de la rédaction invitent à des réflexions au sujet de la structure sociale dominante dans laquelle nous nous inscrivons.

Contact : Patrick Rion, tél. : 021 546.34.12, répondeur

Billet 1

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