De la Mondialisation heureuse A la Mondialisation peureuse d’une civilisation pleureuse!

Ne saurions-nous plus quoi revendiquer et nos aspirations à une émancipation sociale ne ressembleraient-elles pas à s’y méprendre à des vitrines publicitaires où s’étalent, à l’infini, le constat de notre définitive perte d’identité, humaine donc ? Tant de causes mais sans doute plus guère d’origine autre que celle d’un malaise diffus, sournois et généralisé. Nos déclinaisons larmoyantes au sujet de tout et n’importe quoi ne masqueraient-elles pas, en fin de compte, un malaise nous concernant tous au même titre et beaucoup plus profondément ? La crise sanitaire du covid 19 ne révèle-t-elle pas une perte du sens de nos vies consommée depuis bien longtemps déjà ? Sans doute avons-nous perdu ce point d’origine commun d’une émancipation humaine passant par le renvoi de l’exploitation des humains par les humains aux poubelles du néant. Néant dont cette exploitation ne serait jamais sortie si nous ne l’avions si souvent et hypocritement souhaitée. Car cela commence par demander d’être « correctement » payé pour notre mérite d’être « diplômé » en acceptant de sous-payer ceux qui font nos corvées parce qu’ils ne le sont pas. Mais cette méritocratie masquée de relents compassés pour cette « altérité » misérable ne peut désormais plus donner le change. La réalité d’une économie injustement répartie devient de plus en plus visible, allant jusqu’à toucher désormais ceux qui s’en croyaient protégés. La justice rattrape l’injustice, en somme, mais nous effraie parce qu’il ne s’agit pas de la nôtre. Par notre volonté de plus en plus mondialisée, elle ressemble de moins en moins à ce que nous en avions imaginé. Et pour cause ! Il est plus facile d’imaginer dans la procrastination que de fournir l’effort de réaliser. Ce que des commerçants et industriels sans scrupules font désormais à notre place. D’où l’aboutissement inévitable du fantasme « de la mondialisation heureuse » dans son avènement concret « d’une mondialisation peureuse. » Avec, à la clé, cette « mondialisation pleureuse » qui nous tient désormais lieu d’imaginaire, dans le concret de nos prétendues absences de frontières. Et ce sera donc l’intitulé de cette nouvelle thématique.

« Le monde est beau », l’émission de critique politique,
économique, sociale et culturelle
de radio django en podcast sur« django.fm » et « looseantenna.fm ».

Retrouvez cette émission où lectures d’articles de presse et commentaires de la rédaction invitent à des réflexions au sujet de la structure sociale dominante dans laquelle nous nous inscrivons.
lemondeestbeau@bluewin.ch
Contact : Patrick Rion, tél. : 021 546.34.12, répondeur.

Billet du 15 mai 2022

« L’ENCERCLEMENT DE LA PENSEE »
En avant première de notre nouvelle thématique « DE LA MONDIALISATION HEUREUSE A LA MONDIALISATION PEUREUSE D’UNE CIVILISATION PLEUREUSE », nous vous proposons un montage audio d’extraits de documentaires. Intitulé « L’encerclement de la pensée », il y est question de l’évolution du travail dans le contexte du néolibéralisme.

Plus d'infos sur l'émission

0:00
0:00